Inauguré en 1862, le théâtre de la Gaîté Lyrique possède l’un des passés les plus prestigieux de l’histoire des théâtres parisiens (lieu historique de la culture parisienne, défiguré en 1980 par la création d’un parc d’attraction «planète magique»). En 2001, la Ville de Paris a décidé d’y créer un centre dédié aux musiques actuelles et aux arts numériques. Le service public délégué porte sur l’exploitation de la Gaîté Lyrique pour la mise en place d’un projet artistique et culturel sur les musiques actuelles et les arts numériques.

La Gaîté Lyrique est un établissement culturel de la Ville de Paris consacré aux cultures numériques et aux musiques actuelles ouvert en 2011. C’est un lieu au cœur de Paris, présent sur Internet, et à vocation internationale. Ce projet se démarque des pratiques classiques d’un centre d’art ou d’une salle de concert pour accueillir en connivence : musiques électroniques et contemporaines, jeu vidéo, animation, design, architecture, cinéma, spectacle vivant, performance, graphisme, recherche technologique et scientifique...

L’espace de 10 000 m² comprend deux salles modulables pour concerts, spectacles multimédia et œuvres immersives, des espaces d’exposition, un salon d’écoute, une chambre sonore, une salle de conférence et de projection, un centre de ressources, des studios et des ateliers de création, une boutique, deux cafés, des ateliers & studios pour stages et résidences d’artistes et Créatis, résidence d’entrepreneurs culturels. La Gaîté Lyrique est avant tout un lieu pluridisciplinaire de création, production, diffusion, formation et éducation.

Les principales missions confiées par la Ville au délégataire sont les suivantes :

  • S’affirmer comme un lieu de production et de création artistique de référence internationale.
  • Organiser la diffusion et la confrontation des formes artistiques émergentes utilisant les nouvelles technologies.
  • Favoriser la transversalité des pratiques artistiques.
  • Favoriser de nouveaux comportements à l’égard de la création musicale et numérique tout en veillant à une meilleure insertion sociale de celles-ci.
  • Monter des actions de sensibilisation et d’ouverture culturelle aux nouveaux médias pour un public de proximité.
  • Mettre en place les formations pour les praticiens amateurs, semi professionnels ou professionnels.
  • Organiser des rencontres ou des conférences sur les enjeux culturels liés aux nouveaux médias et aux nouvelles technologies.
  • Avoir une politique tarifaire favorisant l’accès de tous.


La programmation

Les objectifs de programmation par an : 3 grandes expos, 73 spectacles ou performances numériques, 100 productions, 90 concerts musique, 50 concerts petite forme ou performance, 12 résidences pour 20 artistes/collectifs, 50 conférences, 120 projections, plus de 460 heures de formation.


Le lieu

La maîtrise d’oeuvre a été confiée à l’architecte Manuelle Gautrand.

Le lieu accueille sur 8 niveaux : 1 salle de spectacles (350, 500 ou 800 pl.), 1 théâtre des médias (200 pl. Sur vérin), 1 salle de conférences (120 pl.), 1 espace d’exposition de 400 à 800 m2, 1 médiathèque, des ateliers et studios pour stages et résidences d’artistes.

Équipe
La société de gestion de la gaîté lyrique (SGGL), présidé par Steven Hearn, a animé la préfiguration et le lieu de 2008 à 2016.

 

Afin de conduire l’exploitation du lieu au quotidien, la direction générale et artistique du projet et du bâtiment a été confiée à Jérôme Delormas. Ancien directeur artistique du centre d’art de la Ferme du Buisson, puis de Lux Scène nationale de Valence, il a auparavant été inspecteur de la création à la Délégation aux arts plastiques, directeur de l’Institut franco-japonais du Kansai, directeur de la villa Kujoyama (résidence d’artistes) et président du comité d’organisation de l’Académie de musique française à Kyoto au Japon, après avoir été attaché culturel et directeur de l’institut français de Bilbao au Pays Basque, Espagne. Il a occupé dans le passé diverses fonctions au Ministère de la culture, dont celle de conseiller pour les arts plastiques à la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile de France. Son itinéraire a généralement été transversal, avec des accents mis selon les périodes sur la danse contemporaine, la musique, le design graphique et les arts visuels. Accompagnant l’évolution technologique et artistique due à l’émergence du numérique, il est amené à travers les projets des artistes qu’il accompagne à s’impliquer fortement dans ce champ d’expérimentation. Il devient le directeur de la Gaîté Lyrique dès 2008. Il a été également co-directeur de la Nuit Blanche 2007.

 
Participations associées